Ambivalence et Fatigue

Je ne savais pas comment intituler ce post qui sera un « post à décharge ». Au fait je ne sais pas si vous êtes toujours là à me lire, à me suivre et à m’écouter. J’ai l’impression au vu des stats du blog, que en fait plus les semaines passent, moins j’ai de followers … C’est peut être dû à mon irrégularité de publications ? aux sujets que je publie ? En tout cas j’ai toujours besoin de cet espace pour décharger, exposer, partager alors que vous soyez là ou non, eh bien je continue encore un peu.

 

Aujourd’hui je voulais parler de cette ambivalence qui m’assaille. De ce flot d’émotions qui ne cesse de varier au fil des heures, en lien avec ce que je vis.  Cette fin d’année 2017 est difficile pour moi car je suis fatiguée physiquement et psychiquement. Vidée, usée, épuisée. Je ne me reconnais pas, je me trouve changée. Je suis en mode robot, j’abat les taches à accomplir et les termine une à une plus ou moins bien. Ma maison est mal rangée, la vaisselle m’attend sagement dans la cuisine car le lave vaisselle ne fonctionne plus. Le linge lui aussi patiente dans les machines. Je me sens honteuse de ne pas y arriver, je me sens carrément nulle et moins que rien. En ce moment je n’arrive pas à grand chose et je suis fatiguée. Mon homme est en déplacement sur Paris jusque fin décembre, et ce, depuis fin août. Il me reste certes, un peu plus de deux semaines à tenir avant de craquer définitivement. Ensuite il reviendra et je pourrai voir la lumière au bout du tunnel.

Je trouve difficile la relation avec mon deuxième enfant en ce moment. Mon petit Markus, 22 mois est déjà bien entré dans sa phase Terrible Two. Chaque jour diffère et se ressemble. Une minute c’est un ange, celle d’après un petit diable. Il s’affirme, il s’exprime, il vit pleinement ses émotions à 100000%. Quand il est content c’est un véritable soleil qui irradie son visage, ses boucles blondes et ses yeux azur. Puis une petit poussière vient s’incruster dans ce moment de bonheur et il vrille. Se roule par terre, me tape, me mord et renverse les objets autour de lui. Il est assailli d’une énergie folle et sa force est décuplée. Il en vient même à se taper la tête par terre, et à s’arracher par moments les cheveux pour montrer combien c’est dur pour lui. Il veut faire comme un grand mais n’a pas encore toutes les compétences ou aptitudes pour y arriver seul, même si je parviens à l’aider ou réunir les conditions pour l’accompagner. Et ça le fait vriller. Lorsque je l’interrompt quand il commence quelque chose d’interdit, bim, ça part au quart de tour : jouer avec la platine vinyle ( que j’ai du ranger ), jeter les pommes de terre dehors, tenter d’insérer une carte ou un objet carré dans la fente de la freebox, jouer avec les prises de courant, arracher les pétales de mon orchidée …  Mais aussi démolir ce qu’il a entre les mains, juste pour le plaisir peut être ? pour se tester ? pour tester mes réponses ? Je ne sais pas mais ça me rend dingue.  » Brise fer » comme l’a surnommé déjà ma mère et c’est violent comme surnom.  » La copie de son père  » ais-je déjà dit plusieurs fois. Les légendes concernant son père, racontent qu’aucun objet / jeu ne lui résistait et qu’il cassait beaucoup de choses quand il était enfant. De même, l’intensité des colères de son père est proportionnelle à celle de Markus. Ils sont pareils. Ils se ressemblent en tout point. Je prends beaucoup sur moi et je me dis que Markus à de la chance de nous avoir comme parents, et que nous sommes convaincus de l’éducation bienveillante et sans fessée. Parce qu’il me pousse dans mes retranchements les plus profonds. Mais bon sang, que je l’aime mon petit Markus. De tout mon être, de toutes mes tripes et de tout mon sang.

Je sais que pour lui c’est dur et ce qu’il vit est extrêmement violent. Il a changé de maison, son papa lui manque énormément et il le verbalise, il a commencé la crèche, des baby sitter s’occupent de lui et son frère quand je travaille la nuit et que leur papa est absent. En plus, son papa commence à décréter qu’il serait temps qu’on amorce le sevrage alors que ni Markus, ni moi n’en avons envie.  Il décharge tout ce qu’il ne peut décharger à l’extérieur car je sais qu’à la crèche il est adorable et super compliant.  Je connais la théorie de Isabelle Fillozat à ce sujet au passage. Et je ne peux que vous conseiller de la visionner car ça remet les pendules à l’heure. Ça déculpabilise.

Bref, vivement la fin de l’année et 2018.

 

 

Je partage aussi un article super intéressant d’un joli blog bienveillant. Cliquez ici

 

Image en début d’article trouvée sur Etsy https://www.etsy.com/fr/listing/245209695/impression-sur-toile-dinspiration?ref=shop_home_active_59

 

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